La dernière partie de campagne jouée se faisait dans la région de la Plaine des Engoulevents. Le choix des Pj a fait qu’ils se sont retrouvés dans la ville de Tobago (au début je prévoyais qu’ils arrivent à Eliandrilh, mais leur destin a été autre).
J’ai donc beaucoup de matériel pour cette ville,
en partant du roman où je décrivais un peu cette cité en décrépitude, décapitée
de toute autorité, jusqu’au moment où les personnages-joueurs y ont mis leurs pieds
et en ont écrit une partie de l’histoire.
Des lieux et personnages précis, des anecdotes,
des rumeurs et secrets, tout évoluant en même temps que l’évolution des
personnages et donnant une direction à la cité.
La table de jeu s’arrêtant d’un coup, me voilà
avec une tonne de notes à exploiter. L’idée d’un supplément dédié étant
toujours là, il ne reste plus qu’à se mettre à sa rédaction.
Oui, mais…
Oui, mais, la campagne s’étant arrêtée
brutalement, beaucoup de choses restent en suspens, dont l’avenir et le devenir
des Pj en premier.
Écrire ce supplément, c’est ancrer les faits dans
une certitude ne pouvant plus changer. Je sais que je ne reviendrai jamais dans
cette cité, du moins avec ce groupe de joueurs, ce groupe de personnages. Mais
je préfère laisser le temps passer avant de « figer » cette ville
dans une vérité ne reflétant que ce moment de finitude non voulue.
En même temps, une autre cité, Midhe, une autre
région, le centre des Mille Provinces m’attendent également et les notes grandissent
tout autant, mais avec cette liberté qu’elles ne doivent pas être rattachées
par un vécu quelconque.
C’est une totale liberté qui m’anime pour la
création de cette ville, de cette région, de ce supplément à venir.
Deux cités différentes, deux régions opposées,
deux histoires contrariées, deux suppléments reflétant deux visions distinctes,
deux méthodes de travail opposées.
Il semblerait que le dernier supplément serait le
premier à voir le jour, laissant le premier « reposer » dans mon
esprit.
Mais avant, je dois rédiger le guide de la « Résurgence »
en continuité avec celui sur la « Réminiscence », une sorte de 2.0 de
la campagne de jeu, de l’univers.
