La Mandragore plaintive : des histoires et
des mondes
Depuis des
années, j'invente des mondes, j'écris des histoires et je crée des jeux de
rôle. Tout cela part souvent d'une idée, d'un personnage ou d'une question qui
me trotte dans la tête. Puis les choses prennent forme. Un lieu appelle une
histoire, un personnage en entraîne un autre, et petit à petit, tout un univers
se construit.
C'est ainsi
qu'est né Réminiscence, mais aussi bien d'autres projets. J'écris des romans,
des recueils, des jeux et des suppléments. Je passe de l'un à l'autre selon mes
envies, sans forcément chercher à tout relier.
Ce que j'aime
raconter ? Des histoires de gens confrontés à des choix difficiles, des secrets
qui pèsent sur le présent, des sociétés qui se déchirent et des personnages qui
tentent de trouver leur place. J'aime aussi les choses oubliées, les traces du
passé et les histoires qui laissent des questions sans réponse. Tout n'a pas
besoin d'une explication. Tout ne doit pas forcément bien se terminer. Il n’y a
même pas besoin de fin en soi.
Le jeu de rôle
m'a apporté quelque chose de particulier. Autour d'une table, une histoire ne
m'appartient jamais tout à fait. Les joueurs font leurs choix, prennent des
chemins inattendus et changent parfois complètement ce que j'avais prévu. C'est
aussi ce qui rend ces moments précieux. Et quand une partie s'arrête, il reste
tout ce qu'on a vécu ensemble, les souvenirs, les personnages et les aventures
qu'on n'a pas eu le temps de raconter.
La
Mandragore plaintive est l'endroit où je rassemble tout cela.
J'y partage mes
écrits, mes jeux et mes idées. Certains projets prolongent des aventures vécues
autour d'une table. D'autres existaient bien avant, ou suivent leur propre
chemin. Tous ont leur histoire.
Derrière ce
travail, il y a surtout le plaisir de créer. J'aime donner vie à ce qui me
passe par la tête, construire quelque chose qui n'existait pas et voir jusqu'où
une idée peut me mener. J'ai aussi envie de garder une trace de ces années
passées à imaginer, écrire et jouer. Certaines histoires méritent de ne pas
finir au fond d'un tiroir.
Je ne cherche
pas à faire les choses comme tout le monde, ni à prétendre que mes créations
s'adressent à tous. Je fais cela à ma manière, avec mes envies, mes doutes et
mes imperfections. Et si quelqu'un trouve dans mes textes ou mes jeux de quoi
rêver, jouer ou inventer à son tour, alors tant mieux.
Un monde
imaginaire ne vit pas seulement dans la tête de celui qui l'a créé. Il continue
d'exister chaque fois que quelqu'un le lit, le découvre ou décide d'y faire un
bout de chemin.

